Nos chiens, ces champions !

Mis à jour : févr. 20



C’est avec fierté et le cœur gros que je vais amener mon équipe au Championnat du monde IFSS à Bristol cette année. Mon conjoint a été sélectionné dans la catégorie bikejoring-vétéran et l’excitation est à son comble. La dernière année n’a pas été forte en entrainement pour AniMush, car la conciliation famille-boulot-chiens demande une bonne dose de lâcher-prise. Un lâcher prise entremêlé d’acceptation, de conciliation et surtout, beaucoup d’adaptation. Rien n’empêche que Jean et Kimik serons là pour représenter le Canada, pour le plaisir avant toute chose, l’adrénaline se chargera du reste. Bien certainement, rien de tout cela ne serait possible sans Kimik, notre exceptionnel Kimik!


Kimik a été récupéré, à l’âge d’environ 6 semaines, de sa deuxième famille adoptive qui ne pouvait en assumer la charge. Effectivement, 6 semaines est un âge trop précoce pour retirer le chiot de sa mère, mais je ne pouvais rien y changer. Je n’avais rien à perdre et Kimik, de son côté, avait tout à gagner. Dès son plus jeune âge, il démontrait beaucoup d’aptitudes pour les sports attelés. J’étais tombé sur un chien avec une bonne génétique, mais avec beaucoup de problèmes reliés à une séparation trop hâtive de la portée. Nous avons travaillé très fort pour construire une relation de confiance humain-chien. Parce qu’un chiot qui n’a pas appris le contrôle de la morsure, n’est pas propre, a peur des autres chiens, fait de la destruction et de la protection des ressources, a de quoi décourager. Nous avions là un beau spécimen pour une étude de cas en comportement canin. Un chiot étant un chiot et un individu à part entière, avec sa génétique, ses acquis et sa personnalité propre, il fallait commencer à travailler avec ce qu’il était dans l’instant présent et ainsi mettre toutes les chances de notre côté. Sans compter qu’il fallait lui donner des outils qui le suivraient toute sa vie pour lui permettre de vivre en société. Beaucoup y voyaient un chien sans avenir, mais il fallait rester optimiste et persévérer. La patience, l’amour inconditionnel et la persévérance donnent souvent de très beaux résultats.


Aujourd’hui, ceux qui rencontrent Kimik sont loin de se douter tout le cheminement que ce chien a parcouru depuis plus de 5 ans. Il est toujours très dynamique, amical avec ses semblables, et m’accompagne souvent lors de mes cours de canicross. C’est un chien idéal pour motiver les autres du groupe. Sans compter qu’il est souvent mon cobaye lors de mes études et formations. Rien à voir avec le petit chiot de 6 semaines qui tremblait comme une feuille devant les autres de son espèce. Du haut de ses 75 lb passées, ceux qui le connaissent savent très bien qu’il est difficilement intimidable. Surtout quand il s’agit de courir! Maintenant, je peux me vanter d’avoir un compagnon canin bien équilibré, sociable et bien familiarisé à son environnement, qui ne vit pas de stress ou de peur. Et cela, ça vaut toutes les secondes, minutes, heures, journées, mois, années de travail constant. Parce qu’un chien, on ne peut pas le ranger dans la garde-robe et le ressortir comme bon nous semble!

Certes, Jean et moi y sommes pour beaucoup dans le façonnement de notre Kimik, mais le sport y est également pour beaucoup. Tout comme l’humain, le chien a des besoins en dépense d’énergie pour s’assurer une bonne hygiène et qualité de vie. En sport attelé, il ne s’agit pas uniquement de faire courir notre partenaire à l’avant pour lui permettre de sortir le trop-plein d’énergie. C’est plus complexe que ça ne laisse le paraitre. Nous devons l’entrainer et lui apprendre, dans la majeure partie des cas, à s’autogérer. Lui apprendre à garder sa concentration et faire fi des nombreux stimuli, tourner, accélérer, arrêter lorsqu’on le lui demande. Il doit apprendre à s’adapter à notre vitesse, aux mouvements de notre corps. Il s’agit d’abord et avant tout d’un travail d’équipe dans lequel nous devons trouver un équilibre. C’est comme essayer de trouver le point de friction en ski alpin ou la bonne sensation de la balle de tennis sur sa raquette. Notre corps doit enregistrer et savoir anticiper les mouvements de l’autre comme une danse, mais encore…


Les sports attelés m’ont permis de prendre d’avantage conscience de la richesse du langage canin. Parce que quelque part, le chien nous amène à nous dépasser certes, mais aussi à nous respecter et vis-versa. Nous ne pouvons pas nous épanouir dans ces types de sport à un niveau de compétition si nous ne respectons pas notre partenaire canin. Car c’est à ce moment, quand tout semble couler à la perfection. Quand notre chien accélère, ralentit, tourne et sait bien s’économiser dans la course sans que nous avions le moindre mot à souffler, que le temps s’arrête et nous comprenons. Nous prenons conscience enfin et tombons sous le charme, entre les endorphines et l’adrénaline, de la symbiose que nous vivons avec notre chien. Et ça commence avec cette complicité, cette confiance mutuelle que nous construisons dans notre vie de tous les jours autre que pendant la course.


Alors, c’est avec le cœur gros que je vais atteler notre Kimik. En jetant un coup d’œil derrière tout ce que nous avons accompli pour aller de l’avant. Que je vais le regarder prendre le départ à Bristol avec Jean, qui a compris lui aussi depuis quelque temps ce qu’est de vivre une parfaite symbiose avec le chien dans la course. Pour le plaisir de la compétition certes, mais le plaisir avant tout de cette unicité si spéciale que nous développons avec le canin, nous… l’humain.

Merci Kimik de nous en faire voir de toutes les couleurs sur tous les points!


Bonne chance à mes deux champions! Je suis content pour vous, je vous aime et vous dit:

- Allez-Allez-Allez-Hike-Hike-Hike!!!!

Fanny Mahingan Peltier

Éducateur-comportementaliste et coach en sports canins attelés

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